lundi, 29 mai 2006
Je ne peux résister...
Commençons ainsi. L'âme (ton âme) sait toujours tout ce qu'il faut savoir. Rien ne lui est caché, rien ne lui est inconnu. Mais ça ne lui suffit pas. L'âme cherche à faire l'expérience.
Tu peux savoir que tu es généreux mais, à moins de faire quelque chose qui démontre ta générosité, tu n'as qu'un concept. Tu peux te savoir gentil mais, à moins que tu ne fasses une gentillesse à quelqu'un, tu n'as qu'une idée de toi-même.
Ton âme n'a qu'un désir : changer l'idée la plus élevée qu'elle se fait d'elle-même en sa plus grande expérience. Tant que ce concept ne deviendra pas une expérience, ce ne sera que spéculation. (...)
Au commencement, il n'y avait que ce qui Est et rien d'autre. Cependant, Tout Ce Qui Est ne pouvait pas se connaître, car il n'y avait que Tout Ce Qui Est et rien d'autre. Ainsi, Tout Ce Qui Est... n'était pas. Car en l'absence d'autre chose, Tout Ce Qui Est n'est pas. C'est le grand Est-N'Est Pas auquel les mystiques font allusion depuis la nuit des temps.
Alors, Tout Ce Qui Est savait que c'était tout, mais ça ne lui suffisait pas, car il ne pouvait connaître son absolue magnificence que de façon conceptuelle, et non expérientielle. Mais il désirait faire l'expérience de Soi, car il voulait sentir ce que c'était que d'être si magnifique. Mais c'était impossible, car le terme "magnifique" est relatif. Tout Ce Qui Est ne pouvait pas savoir ce que c'était que de se sentir si magnifique, tant que n'apparaîtrait pas ce qui n'est pas. En l'absence de ce qui n'est pas, ce qui EST n'est pas. (...)
La seule chose que savait Tout Ce Qui Est, c'est qu'il n'y avait rien d'autre. Ainsi, Cela ne pourrait jamais Se connaître, et ne se connaîtrait jamais, à partir d'un point de référence extérieur à Soi-même. Ce point n'existait pas. (...) Cependant, le Grand Tout choisit de Se connaître de façon expérientielle. Cette énergie choisit de sentir d'Elle-même l'absolue magnificence qu'Elle était. Pour ce faire, Elle s'aperçut qu'Elle devrait utiliser un point de référence intérieur.
Elle se dit, avec assez de justesse, que toute portion d'Elle-même devrait nécessairement être plus petite que le tout et que, par conséquent, si Elle se divisait tout simplement en portions, chaque portion, étant plus petite que le tout, pourrait regarder le reste d'Elle-même et y voir la magnificence.
Ainsi, Tout Ce Qui Est Se divisa, devenant, en un seul et merveilleux instant, ce qui est ceci, et ce qui est cela. Pour la première fois, ceci et cela existèrent séparément. Et pourtant, les deux existaient simultanément. De même que tout ce qui n'était ni l'un ni l'autre.
Ainsi, trois éléments existèrent soudainement : ce qui est ici, ce qui est là, et ce qui n'est ni ici ni là, mais qui doit exister pour qu'ici et là existent.
C'est le rien qui maintient le tout. C'est le non-espace qui maintient l'espace. C'est le tout qui maintient les parties. (...)
Ce rien qui soutient le tout, c'est ce que certaines personnes appellent Dieu. Mais ce n'est pas une formulation exacte, non plus, car elle suggère qu'il y a quelque chose que Dieu n'est pas, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas "rien". Mais comme Je suis Toutes Choses (visibles et invisibles), le fait de Me décrire comme étant le Grand Invisible, la Non-Chose, ou l'Espace Intermédiaire, une définition essentiellement mystique et orientale de Dieu, n'est pas plus valable que la description essentiellement pratique et occidentale de Dieu, c'est-à-dire : tout ce qu'on voit. Ceux qui croient que Dieu est Tout Ce Qui Est et Tout Ce Qui N'Est Pas s'en font une idée juste.
Alors, en créant ce qui est "ici" et ce qui est "là", Dieu a permis à Dieu de Se connaître. Au moment de cette grande explosion surgie de l'intérieur, Dieu a créé la relativité : c'est le plus grand cadeau qu'Il Se soit jamais fait. Ainsi, la relation est le plus grand cadeau que Dieu t'ait jamais fait.
Cadeau !
Extrait de Conversations avec Dieu, tome 1 (p. 36-39 de l'édition de poche)
22:20 Publié dans imprévisions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blog











Commentaires
Ah, il me semblait bien que je connaissais....Conversations avec Dieu, on a envie d'y croire! J'ai les 3 volumes, et la suite, mais je n'ai pas tout intégré, pas tout compris...et pas tout cru!
J'en ai tellement envie, mais qd même, papoter avec Dieu...je sais pas!
Bisous.
Ecrit par : monalisa | lundi, 05 juin 2006
Bonjour Monalisa ;-)
S'agit-il vraiment de croire ? Nous sommes au coeur de Dieu, si nous décidons de l'appeler ainsi. Pour ma part, j'hésite beaucoup quant à son appellation. Papoter avec Dieu, tu dis... ça paraît bizarre tant qu'on imagine Dieu à l'extérieur de nous, alors qu'il est simplement à l'intérieur... Nous sommes au coeur de Dieu et il est au coeur de nous. Et dire que je ne me sens pas croyante...!
Bonne journée Monalisa et bravo pour ton travail. Tu es un maillon fondamental dans la chaîne de l'humain ;-)
Ecrit par : Mara | mardi, 06 juin 2006
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